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jeudi 25 juin 2026

Mises en scène de la politique du mensonge et de la terreur


 Les écolos veulent le pouvoir. Or ils savent qu’ils ne peuvent l’obtenir démocratiquement. Même au prix d’alliances crapuleuses avec les gauchistes, les antisémites et les apprentis terroristes. Alors ils espèrent que la population apeurée va les appeler au secours. Contre des dangers imaginaires mis en scène avec la complicité des médias.

Exagérer, amplifier, extrapoler, entretenir le malaise, la recette a fait ses preuves

Leur cible principale est la jeunesse. Selon des études apparemment fiables, 45 % des moins de 35 ans se déclarent sujets à une anxiété lancinante. Ils ne sont pas plus fragiles que les générations précédentes. Mais le matraquage des télés et d’internet et le niveau scientifique extrêmement bas de l’inéducation anti-nationale ont fait des ravages.

Il ne s’agit pas de croyances métaphysiques ou de lubies des professeurs Philippulus. La peur du lendemain a évolué pour certains en une forme de nouvelle maladie mentale. En France, l’ADEME qui est pourtant une officine gouvernementale destinée à formater le bon peuple avec l’urgence climatique et la fin des ressources naturelles, confirme le diagnostic d’une pathologie dont elle est en partie responsable.

Selon les « experts » de l’Agence française pour la transition écologique, une appellation vide de sens inspirée par des publicitaires socialauds, 4,2 millions de Français présentent une éco-anxiété forte ou très forte, dont environ 450.000 développent un syndrome psychopathologique grave. Mais les empoisonneurs de l’esprit, plutôt que d’y voir un problème de santé publique à traiter d’urgence, instrumentalisent ces chiffres pour renforcer l’activisme de leurs militants et recruter de nouveaux adeptes pour leur secte.

Le CERU, Centre d’Études et de Recherche Universitaire qui regroupe des personnalités d’un niveau intellectuel surclassant celui des employés de l’ADEME, a publié une étude intitulée « La fabrique de la peur : comment l’activisme radical instrumentalise la science ». Cette étude analyse et documente une mécanique bien huilée. Des imposteurs commencent par créer l’angoisse. Des séditieux désignent des coupables qui n’ont pas le droit de répliquer. Enfin des provocateurs transforment l’anxiété en colère anticapitaliste.

Avec ces propagandistes, la science n’a plus vocation à analyser et décrire le réel, mais à fournir des raisonnements partiels, partiaux et truqués dans le but de nourrir un narratif hostile au progrès technique, à l’innovation et à l’industrie. Objectif pour les plus radicaux : retour au Moyen Âge en chars à bœufs, pudiquement appelé décroissance.

Des exemples qui illustrent leurs techniques d’enfumage, de provocation et de délation

Depuis 2024, un chiffre sature l’espace médiatique, repris ad nauseam, renforçant l’éco-anxiété ambiante. Selon une étude détournée de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) « 92 % de l’eau en France serait contaminée aux PFAS ». Ça fout la trouille ! Surtout quand on ne sait pas de quoi il s'agit.

Les PFAS sont des composés polyfluoroalkylés, dont les propriétés spécifiques sont utilisées dans de nombreux produits de la vie courante. Depuis les années 1950, on en trouve dans des textiles, des emballages alimentaires, des mousses anti-incendie, des gaz réfrigérants, des revêtements antiadhésifs, des cosmétiques, des médicaments, des produits sanitaires, liste son exhaustive. Sans que cela ait provoqué une catastrophe sanitaire.

Mais sur les RS, des militants escrolos brandissent leurs 92 % comme des gousses d’ail sous le nez des vampires. Ignorance, mauvaise foi, bêtise ? Sûrement un peu des trois. Car l’étude de l’ANSES n’a jamais dit cela ! Leurs analyses ne portaient pas sur les PFAS en général, mais seulement sur le TFA (acide trifluoroacétique) la plus petite molécule parmi plus de 10.000 PFAS existants. La majorité d’entre eux n’exposant à aucun risque.

Quant au TFA, cette molécule n’est considérée comme dangereuse par les autorités sanitaires que lorsque sa concentration dépasse les 60 microgrammes par litre. Or, dans les mesures réalisées par l’ANSES, celle-ci dépasse à peine 1 microgramme/litre soit 60 fois moins que la valeur critique. Mais qu’importe. Avec les escrolos, on n’est plus dans le domaine de la science mais en plein dans la propagande où un tour de passe-passe rhétorique mélange hypothèses et dangers avérés.

La peur est désormais mise au service d’un programme politique, celui de la décroissance réussie après la mondialisation heureuse

Les meneurs veulent en finir avec la société de consommation dont ils profitent mais dont ils veulent exclure les moins favorisés qu’eux. Surfer sur des peurs fantasmatiques est cynique. Comme avec le prétendu réchauffement planétaire. Après l’anxiété qui sidère, viendra la colère qui mobilise. Et ensuite la dénonciation des boucs émissaires. Il suffit de nourrir un sentiment de révolte et d’injustice, puis de revanche nourrie par la panique chez les QI à deux chiffres.

Jusqu’en 2018, les PFAS étaient un sujet technique inconnu en dehors des chimistes. À partir du moment où des ONG gauchistes ont imposé avec l’aide des médias le terme de « polluants éternels », tout a changé dans l’esprit d’un public ignare et panurgique, influençable et infantilisé. Une famille de plus de 10.000 molécules aux propriétés radicalement différentes les unes des autres a été réduite à une catégorie unique amalgamée dans un condamnation pseudo-morale.

En ciblant les poêles antiadhésives, ils ont développé leurs imprécations sur une contamination généralisée. La cible n’était pas la santé publique dont ils n’ont rien à faire, mais un des fleurons de l’industrie française, leader mondial de son secteur (c’est rare !) le groupe SEB/Tefal, qu’il fallait abattre. Au nom de la lutte anticapitaliste et au prétexte que leurs ustensiles de cuisine contiennent des PFAS inoffensifs. En se gardant bien de rappeler que Tefal a banni dès 2012, huit ans avant son interdiction européenne, la molécule PFOA pouvant être cancérogène.

La manipulation écolo-crapuleuse aurait fonctionné si des parlementaires n’avaient pas été éclairés par des scientifiques non liés à l’industrie, et avaient refusé de se plier aux exigences intimidantes des verdâtres. Mais dans l’opinion publique, le mal était fait. La panique de la propagande a atomisé les données de la science.

Ce mécanisme pervers se retrouve dans d’autres dossiers trafiqués pour déclencher une panique collective

En 2012, le biologiste Gilles-Éric Séralini entreprenait une opération médiatique destinée à inspirer la terreur avec des photos de rats déformés par des tumeurs, soi-disant causées par le glyphosate. La méthodologie était orientée et partiale. Le Haut Conseil des biotechnologies a rendu le 19 octobre 2012 un avis invalidant très largement la méthodologie scientifique suivie, jugeant que « le dispositif expérimental mis en œuvre était inadapté aux objectifs de l'étude » et concluant « que l’article, essentiellement descriptif, ne permet d’établir aucune relation de causalité entre des événements observés durant l’étude et la consommation de maïs NK603 traité avec du RoundUp » Les militants avaient sélectionné une espèce de rats dégénérés développant naturellement des tumeurs dans 45 % des cas.

L’étude a été dépubliée en 2023 après le rejet convergent de l’EFSA (European food safety authority) de l’ANSES et de six académies scientifiques. Mais les photos sont restées gravées dans les mémoires des téléphages ignares comme autant de « preuves irréfutables ».

La même technique a été employée dans le grand Nord canadien pour montrer de malheureux ours polaires soi-disant victimes du réchauffement climatique.

Des zoologistes et des vétérinaires ont conclu que l’ours cachexique était atteint d’un cancer osseux tandis que le boiteux avait eu une patte prise dans un piège et avait des difficultés pour chasser. Rien à voir avec le CO2. Mais ces images fortes propres à émouvoir sont restées indélébiles dans l’esprit des béotiens. Et Suzan Crockford, docteur en zoologie virée de l’université de Victoria pour avoir dénoncé l’arnaque, n’a pas retrouvé son poste.

Le cas du nucléaire en Allemagne est encore plus emblématique puisqu’il repose sur des faux établis par des politiciens véreux et des fonctionnaires trop dociles ou corrompus. En avril 2024, le magazine Cicero révélait que les experts du ministère de l’Économie avaient déclaré en 2022 que la prolongation des centrales nucléaires était indispensable. Mais cette conclusion contredisait les lubies du ministre vert Robert Habeck. Les avis des ingénieurs ont donc été réécrits, et leurs conclusions inversées.

Résultat : fermeture des centrales nucléaires produisant une énergie décarbonée et réouverture de celles au charbon et au lignite. Produisant des émissions de CO2 en plus de la pollution atmosphérique, et un surcoût estimé de 600 milliards d’euros pour l’industrie allemande. En France, une ex ministresse s'est vantée d'avoir abusé de son pouvoir pour saboter la filiale nucléaire à laquelle on revient péniblement.